13 févr. 2013

LE TROMPE L'OEIL suite.......




Samuel Van Hoogstraten  artiste des Pays-bas , Dordrecht 1627-1678
un homme doué à multiples facettes artistiques, peintre, graveur, poète, théoricien de l'art, et produisant des oeuvres touchant tous les thèmes des portraits, scènes de genre, paysages, sujets historiques, animaux, natures mortes.
Elève de Rembrandt avec entre autre autres Carel Fabritius, dès son arrivée à Anvers en 1640 jusqu'en 1648. Il voyagea pas mal pour cette époque en Allemagne, Autriche en 1652 à Rome et Naples, de 1662 à 1666 à Londres.
Dans ses premières oeuvres il subit évidemment l'influence de son Maître Rembrandt, on le voit dans l'autoportrait au dessus de ce texte et celui qui va suivre.


Autoportrait de l'artiste écrivant à la fenêtre 1640

Dans d'autres oeuvres on verra aussi l'influence de Jan Steen et Gabriel Metsus.
IL fabrique une boîte d'optique qui rend compte de la perspective et des trois dimensions, c'est par l'influence de Carel Fabritius qu'il commence des oeuvres utilisant le trompe l'oeil.


Homme regardant par la fenêtre 1653



1655


Les pantoufles 1658




1664






29 janv. 2013

LE TROMPE L'OEIL suite...


Cornelius Gijsbrechts un maître de l'élusive illusion dont on ne connaît pas la date de naissance et une date supposée de sa mort, il porta cet art jusqu'à l'obsession psychotique!

Personne ne sait grand chose sur lui pendant un moment il fut peintre à la cour du roi de Danemark, il entre à la guilde de Saint Luc à Anvers.

Bien sûr comme toutes les Vanités de l'époque le message est que les choses sont transitoires et que l'apparence est une illusion.

Quelques oeuvres de ce peintre presqu'unique en son genre:


 vers 1670




vers 1675



vers 1672

13 janv. 2013

LE TROMPE L'OEIL suite


autoportrait de Veronese


Paolo Caliari dit Veronese, (1528-1588) fils d'un tailleur de Pierre naît à Vérone cette ville bien que dépendante de Venise, avait  quand même une autonomie au point de vue artistique, les peintres comme Mantagna ou Bellini et d'autres, dont les oeuvres servaient de modèles, furent dépassés par d'autres artistes dont l'art émergeaient à ce moment car s'amorçait alors le maniérisme et le jeune Veronese va se servir dans son oeuvre de cette évolution, dans ses oeuvres avant 1550 on perçoit déjà cette influence.



"conversion de  Marie Madeleine" en 1647 Veronese

Pour parfaire son éducation artistique il séjourne à Mantoue, à partir des années 1550 il vint à Venise où il sera en charge d'exécuter un retable pour l'église de Saint François de la Vigne et déjà son style s'impose  ; il participe aux peintures principales de la salle d'audiences du palais des Doges.
 Quand on observe ses tableaux on voit que l'artiste emploie des couleurs déjà très fortes et qu'il maîtrise les effets de lumière aux reflets changeants.


Livia da Porto Thiene et sa fille Porzia  1551-1552

La suite dans quelques temps...............

4 janv. 2013

TROMPE L'OEIL (suite)



"Plafond de la villa Madame à Rome" peint par Giovanni da Udine (1487-1564) qui est aussi
architecte, il fut un des assistants de Raphaël, responsable des éléments décoratifs dans les
oeuvres peintes, il est connu pour ses fresques et ses éléments décoratifs en stuc.
Une anecdote concernant le talent de cet artiste, quant à l'illusion parfaite dont il fut l'un des Maîtres, un laquais du Vatican voyant un tapis oublié sur une balustrade, se précipite pour l'enlever, avant l'arrivée du Pape et s'aperçut en fait que ce tapis était peint en trompe par cet artiste        




un dessin de cet artiste datant de la la première du 16ème siècle " un éléphant et son cornac "
toujours sous la signe de l'éléphant depuis un moment (tumblr)



Un autre talent et pas des moindres dans le domaine du trompe l'oeil cette magnifique colonnade
ouvrant sur ma ville , située dans la salle des perspectives de la villa Farnesina, cet artiste se nomme Baldassare Perruzzi (1481-1536), il fut lui aussi architecte, mais je crois qu'à cette époque ces artistes étaient tous polyvalents , il fut le concepteur de cette villa Farnesina,  ses peintures et fresques frisent la perfection.
Il participa aux travaux de la basilique Saint-Pierre , engagé par la Pape Léon X, lors du "sac" de Rome il part pour Sienne où il devint l'architecte de la cité.
Revenu à Rome, il entreprend sont chef d'oeuvre architectural : le palais Massimo alle Colonne
exemple réussi des architectures de la première partie du "maniérisme". 

"La salle des perspectives "

IL faut savoir que comme certains artistes de cette époque et même après, il mourut très pauvre

17 déc. 2012

TROMPE L'OEIL SUITE2

Un grand saut dans l'espace temps, en effet entre les dernières fresques et mosaïques dans les tous premiers siècles après JC, la venue des barbares à Rome, annihile toute représentation du paysage et de l'architecture en trompe l'oeil pour ne représenter que des figures de personnages où le paysage en est réduit à sa plus simple expression et la profondeur spatiale annulée.

Au Moyen-âge l'art pictural surtout dans les enluminures se limite à une représentation symbolique et conventionnelle très schématique.
C'est 9 siècles après que l'art des fresques, avec essai de réalisme pictural, en Italie ressurgit au 13 ème siècle avec l'émergence d'artistes tels que : Cavallini à Rome, Duccio à Sienne et surtout Giotto dont les ateliers situés dans des villes comme Padoue Florence, Assise , Rome et même Naples, où lui même par sa vision d'une synthétisation de la représentation volumétrique avec une approche spatiale que Vasari décrit comme "à la manière grecque".

Giotto utilise le modelé, les couleurs, et une vision de l'architecture plus à l'échelle et plus en perspective du volume, avec des personnages également à l'échelle de l'ensemble sans les disproportions pratiquées avant lui.
Il emploie aussi le trompe l'oeil avec le faux marbre polychrome, faux cadre, dallage etc etc..et pas un centimètre n'est oublié.
En voici un exemple magistral avec les fresques de la chapelle des Scrovigni, dans l'église de l'Arena à Padoue en Italie bien sûr.



5 déc. 2012

TROMPE L'OEIL (SUITE 1)


Les décorateurs romains et grecs malgré la pauvreté des moyens techniques, imitèrent à la perfection le relief à même les murs, pour simuler les sculpture et les éléments architecturaux : colonnes, chapiteaux, statues etc....
A Pompéi un exemple majeur de fresques murales et de mosaïques nous montre à quel degré de perfection atteignaient les artistes!!
Mais pratiquement toutes les maisons palais, temples et autres constructions de ces civilisations étaient recouverts de stuc ou stucco, enduits  dont les composants étaient divers, tels la chaux le sable de marbre blanc, la poudre de brique, le mica, la nacre etc.. selon le rendu désiré, à ces composants étaient ajoutés des colles animales ou végétales telles la caséine la colle de poisson le lait caillé ..
Les italiens diffusèrent cette technique dans toute l'Europe.


"Fresque de fruits et de légumes dans un vase en verre et jarres diverses ornant les murs de la villa de Julia Felix à Pompéi "


Pour la mosaïque qui vient de Grèce au 1er siècle avant JC, là aussi l'art du trompe l'oeil et de l'illusion du réel est aussi le témoin de  la maîtrise ces artistes pour la plupart restés anonymes ou peu connus car beaucoup de témoignages ont disparus.


"Le chat et l'oiseau mosaïque conservée au Musée d'Archéologie de Naples"

9 sept. 2012

TROMPE L'OEIL (peintures et dérivés)

Un petit ou grand laïus pour commencer ce nouveau thème du blog:

Depuis l'origine de l'homme les murs peints et les fresques en trompe l'oeil accompagnent son histoire, particulièrement dans l'antiquité que ce soit en Egypte, en Grèce en Italie en Asie dans l'Amérique pré-colombienne et bien d'autres civilisations.

Les hommes ont raconté leur histoire, leur croyance, les mythes, les religions, la vie quotidienne, la mort , l'au-delà. Aujourd'hui certaines civilisations continuent encore à communiquer avec la peinture.

Dans l'histoire de l'art du trompe l'oeil, pratiquement tous les peintres s'y sont essayé,  de la préhistoire en passant par toutes le civilisations évoquées plus haut, on notera une période de sommeil de ce mode d'expression pendant plusieurs siècles en Orient et dans la période du Moyen-âge.

Au 15ème siècle l'utilisation nouvelle de la perspective amène de nouveau l'art du trompe l'oeil.




Dans la Grèce antique entre 464 et 398 avant J.C les écrits contemporains citent Zeuxis d'Héraclée qui excellait dans les couleurs et les contrastes d'ombres et de lumières qui donnaient l'illusion de l'espace ainsi que Parchasius d'Ephèse, ces artistes convinrent d'un duel pour se départager dans le thème de l'illusion d'optique, chacun devait peindre une fresque et serait départagés par un jury.
Zeuxis finit le premier sûr de lui, il avait représenté une coupe de fruits, le jury contempla longtemps l'oeuvre tant et si bien qu'un oiseau se posa à côté de l'oeuvre et commença à picorer ce qu'il croyait être un vrai fruit (raisin), le jury conclut que l'oiseau avait pris la décision et on félicita le peintre, mais Parchasius qui regardait la démonstration dans la salle et se faisait attendre, vit Zeuxis  essayant de soulever le rideau qui cachait l'oeuvre de son concurrent, et se rendit compte que le rideau était l'oeuvre en trompe l'oeil de Parchasius et accepta sans conteste la victoire de celui-ci qui avait réussi à le tromper lui-même.